Participation au ‘Community Liaison Committee’ de CT Power : La Plateforme Citoyenne recherchera un avis légal

pointe-aux-cavesLe règlement 26 de l’EIA Licence de CT Power demeure le point de la discorde entre les promoteurs et les opposants au projet.

Les promoteurs du projet affirment qu’ils sont disposés à en discuter avec les habitants des régions avoisinant le site de la centrale à charbon, mais ils estiment que les contestataires qui ont initié des procès en Cour ne pourront pas faire partie du Community Liaison Committee’. De son côté, la Plateforme Citoyenne compte rechercher un avis légal sur le sujet.

Les promoteurs indiquent, en effet, la garantie qu’un Community Liaison Committee sera mis sur pied pour une ligne de communication avec les habitants concernés. Toutefois, ils sont d’avis que certains contestataires du projet ne peuvent pas faire partie de ce comité, vu qu’ils ont décidé d’initier des actions en justice et également qu’ils ne peuvent pas forcer la Mauritius CT Power à engager des discussions sur des aspects qui sont ‘sub judice’.

« Nous ne pouvons pas, à ce stade, dire si nous participerons à ce comité ou pas. Mais d’un autre côté, nous ne comprenons pas la position adoptée par les promoteurs », explique Yannick Cornet, un des dirigeants de la Plateforme Citoyenne. Il évoque ainsi les cas entrés en justice et auxquels les promoteurs se réfèrent pour dire que les contestataires ne pourront pas faire partie du comité de liaison.

« Aucun cas logé en Cour ne vise directement les promoteurs. Première­ment, il y a un ‘Judicial Review’ qui a été demandé et qui concerne la composition de l’Environment Appeal Tribunal. Deuxièmement, nous avons demandé un ‘stay of execution’ de la décision de ce tribunal et la troisième affaire est un cas constitutionnel, c’est-à-dire contre l’État, pour dénoncer une entorse à la Constitution car, la centrale empêchera les habitants d’Albion de jouir de leurs maisons. Donc, il n’y a aucune attaque contre les promoteurs et le projet », insiste Yannick Cornet.

Par ailleurs, ce porte-parole de la Plateforme Citoyenne explique que cette organisation reconnaît que les promoteurs tiennent des réunions avec des habitants. Cependant, le désaccord porte sur la com­position de l’audience de ces réunions. « Les groupes de personnes qui assistent à ces réunions ne sont pas repré­sentatifs de la communauté des différentes régions concernées.

Les associations reconnues et enregistrées ne sont pas au courant », avance Yannick Cornet qui veut aussi savoir à quelle « autorité » les promoteurs ont fait parvenir les réponses aux questions posées par le Kolektif Pu Lenerzi Renuvelab puisque, dit-il, « les promoteurs ont dit qu’ils ne répondront pas à la National Energy Commission ».

Avis divergents sur le spectacle des malades psychiatriques
L’hôpital Brown Sequard a fêté en grande pompe la Journée mondiale de la santé mentale jeudi 10 octobre, notamment avec un parterre d’invités. Les malades psychiatriques y ont participé également à travers un spectacle. Ce qui n’a pas fait l’unanimité parmi les membres du personnel de cet hôpital psychiatrique. Si certains estiment que ce spectacle sert à faire  comprendre que les malades psychiatriques peuvent vivre normalement, d’autres ne sont pas de cet avis. En effet, ils sont persuadés que cela ne sert qu’à les ridiculiser.

« Si vous aviez un proche atteint d’une maladie mentale, auriez-vous aimé qu’il se ridiculise sur scène ? » lance un infirmier. Un médecin soulève de son côté l’aspect éthique. Il soutient que ces malades ne sont pas aptes à donner leur consentement pour participer à un spectacle, vu leur condition de santé. « Ne sommes-nous donc pas en train d’exploiter ces malades en les entraînant dans un spectacle ? » se demande-t-il.