Demande d’injonction contre le projet CT Power : En attente d’une décision de la Cour

reunion albionLa Plateforme Citoyenne est suspendue à une décision de la Cour suprême concernant la demande d’injonction qu’elle a logée contre le projet CT Power. Cette affaire devait être prise en Cour vendredi, mais le juge désigné s’est récusé de l’affaire vu qu’il habite Albion.
«Nous atten-dons de voir la suite qui sera donnée à ce cas et nous souhaitons que les choses aillent vite », soutient Yannick Cornet, un des animateurs de la Plateforme Citoyenne. À travers cette demande d’injonction, les membres de la Plateforme Citoyenne, qui refusent la prolifération des centrales à charbon, réclament que le Central Electricity Board (CEB) gèle toutes les négociations avec les promoteurs du projet CT Power et que ce projet n’aille pas de l’avant en attendant la conclusion de deux autres procès.Premièrement, la demande d’une ‘Judicial Review’ de la décision de l’Environment Appeal Tribunal d’accorder une EIA Licence aux promoteurs de CT Power. Dans le cadre de cette affaire particulière, les membres de la Plateforme Citoyenne soulignent qu’à l’époque où ce tribunal siégeait, un des assesseurs défendait les intérêts du CEB dans une autre affaire. Le deuxième cas concerne le ‘stay of execution’ du projet.

Selon Yannick Cornet, la demande d’injonction contre le projet CT Power a été logée, car il y avait urgence. « Les promoteurs de CT Power ont annoncé que la construction de la centrale débuterait au premier semestre de 2014, alors qu’ils étaient au courant qu’il y a une demande de ‘Judicial Review’ logée en Cour et que l’affaire serait entendue vers la fin du premier semestre de 2014 », déclare-t-il.

Par ailleurs, déplore la Plateforme Citoyenne, malgré la demande d’injonction, le CEB a signé un ‘Power Purchase Agreement’ avec les promoteurs de CT Power  fin décembre dernier. « La partie adverse devra expliquer en Cour, comment le PPA a été signé. Cela, le jour même où un juge de la Cour suprême a émis les ‘summons’ pour que les promoteurs viennent expliquer, en janvier, pourquoi la Cour ne devrait pas agréer à la demande d’injonction », ajoute Yannick Cornet.